BTK – Dennis Rader

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BTK, pour Bind Torture Kill (Ligoter, Torturer, Tuer) en français. Un serial killer aux fantasmes sadomasochistes violents dans les années 70’-80’

Dennis Rader est né en 1945 à Pittsburg. Il est reconnu coupable de dix meurtres tous commis entre 1974 et 1991 au Kansas.

Il est un tueur méticuleux et organisé, en proie à des fantasmes sadomasochistes violents dès son enfance.

L’enfance

Ce tueur en série a connu une enfance plutôt ordinaire. Il est décrit comme un garçon sensible, intelligent et discret. Sa famille est plutôt religieuse et militaire.

Il présente depuis petit des signes d’un comportement anormal, notamment beaucoup de fantasmes, il s’invente même un ami imaginaire.

Plus tard, il est surpris en train de réaliser des dessins pornographiques, notamment de femmes en position de bondage (technique sadomasochiste pour attacher les femmes). Par la suite, il est fasciné par les scènes de douleur qu’il expérimente par exemple chez ses grands-parents lors de la mise à mort des poulets ou lorsque sa mère se blesse et se retrouve en position de faiblesse.

Adolescent, il prend du plaisir à torturer des animaux. Il a déjà pendu des chats qu’il a regardé agoniser. Il va ensuite rechercher ce même plaisir sexuel lors de ses futures meurtres.

Ce sont ses fantasmes sexuels et sadomasochistes qui vont le pousser à commettre quelques années plus tard ses crimes.

Il obtient son diplôme universitaire en 1963. Il entre dans l’US Air Force américaine et fera une carrière militaire plusieurs années.

Comme il le faisait plus jeune, Dennis Rader continue de garder ses secrets enfouis de torture d’animaux et de dessins sexuels.

Il quitte l’armée en 1970 et il revient vivre auprès de ses parents au Kansas. Il rencontre sa femme à l’église luthérienne et il l’épouse l’année suivante.

Sans emploi et désireux de fonder une famille, il reprend des études à temps partiel à l’université où il suit des cours de criminologie dont il obtient le diplôme en 1980.

C’est à partir de 1973 qu’il se met à suivre des femmes dans la rue et sa vie secrète et fantasmée commence à devenir réelle.

Auprès de sa famille et de son entourage il semble être un homme tout à fait normal.

Le premier meurtre

C’est en 1974 qu’il commet ses premiers meurtres sur la famille Otero.

Il a observé et épié toute la famille. Il a noté tous les détails de leurs activités dans un petit carnet. Puis un jour il pénètre dans la propriété de la famille Otero.

Il avait tout prévu, avec le matériel nécessaire. Il ligote toute la famille, tue d’abord le père par étouffement, puis d’une balle dans la tête. Les enfants de 11 et 9 ans sont les prochaines victimes, et enfin la mère, devant laquelle il va se masturber pendant qu’elle agonise pendue à un tuyau dans la cave.

En 1974, Dennis Rader repère une nouvelle proie, une jeune femme de 21 ans qu’il va pister et espionner. Il s’introduit dans son domicile, mais celle-ci arrive avec son frère ce qui l’oblige à tuer deux personnes. Il rate son frère, mais la jeune femme meurt pendant les heures qui suivent. Le jeune homme témoigne donc de l’agression.

B.T.K. scrute les journaux qui évoquent ses crimes. Il rédige des notes et des commentaires sur les articles à son sujet.

La police arrête un suspect, ce qui l’énerve particulièrement. Il écrit alors un courrier à la police pour s’attribuer les crimes. Il signe alors de son surnom auto-attribué : B.T.K.

D’autres meurtres suivront

Après quelques années de calme, B.T.K. reprend ses activités en 1977 et tue ainsi encore cinq personnes entre 1977 et 1991.

En 2004, un journal publie un article sur les meurtres de B.T.K., et celui-ci recommence à envoyer des lettres pour s’attribuer les crimes et les décrire. Il envoie même à la police des effets personnels de ses victimes.

Mais il commet un jour une erreur qui va l’identifier : il envoie une disquette écrite depuis son église luthérienne dont il est un membre influent. Les policiers tracent les métadonnées de la disquette et il est finalement arrêté en 2005. Il est reconnu coupable des meurtres d’une dizaine de personnes.

Au Kansas, Il est condamné à dix peines de prison à perpétuité.

Il pourrait demander une liberté conditionnelle seulement en l’année 2180. Il est donc impossible qu’il ressorte de prison.

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